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12 aprile 2015

Pour les choses disparues

Quelle cose scomparse, parole (Choses disparues, mots – ou, si l’on veut se rapprocher du rythme du vers italien: Pour les choses disparues, des mots...) est un roman qui revêt la forme d’un dictionnaire, comme l’indique le sous-titre: une sélection de mots, dont chacun est profondément lié à la mémoire des «choses» vécues à la première personne par l’auteur, et qu’il évoque à travers une vision ironique et humoristique, mais aussi tragique, de la réalité.
De A à Z (le livre s’ouvre toutefois sur une date emblématique de l’histoire de l’Italie contemporaine, le 12 décembre 1969, quand, écrit l’auteur, «à la banque de l’Agriculture, à Milan, explosent deux  bombes d’une extrême puissance: c’est un carnage, on accuse les anarchistes, la gauche — le pays est bouleversé. Mais d’autres comprirent, et le 12 décembre de l’année suivante commencèrent à chanter: ♪♫ le 12 décembre, une année était passée depuis le jour des bombes du massacre d’Etat... Et puis l’année suivante, et la suivante encore, et encore celle d’après: on aurait cru pour toujours...». L’Italie des années soixante-dix, celle qu’évoquent certains films de Nanni Moretti, est très présente dans ce dictionnaire où se reconnaît aussi toute une génération, celle qui prit part aux luttes studiantines de cette époque...), de A à Z , donc, chaque chose, publique ou privée, intime, est désacralisée, mais d’une manière qui révèle à la fois l’étendue d’une culture et la profondeur d’une réflexion littéraire caractéristiques de l’écriture de l’auteur. Une écriture dont l’originalité se manifeste aussi dans la construction de la trame. C’est à la fin de la lecture que se dessine cette trame, à travers les continuels échos de lemme en lemme, le labyrinthe des renvois insistants, mais qui invitent aussi le lecteur à une sorte de flânerie, et donnent au dictionnaire l’allure d’un roman. Filippo La Porta (qui s’est occupé de l’édition italienne) souligne le caractère très insolite de l’expérimentation tentée dans cette œuvre, en ce sens que l’auteur ne suit aucune mode; «il ne doit pas affirmer un parti-pris formel, n’entend pas démontrer la valeur d’une poétique, ne se laisse pas aller à de faciles déconstructions de la syntaxe ou à des néologismes velléitaires». L’expérimentation est mise au service, avec simplicité et efficacité, d’une écriture puissante, exigeante, ensorcelante. Une écriture imprégnée, il vaut la peine de le remarquer, par la fascinante imagination linguistique de l’«immigré» qui a séjourné dans différents pays (l’auteur a vécu et vit en France et au Canada), et dans laquelle on sent fortement la mémoire de mots qui forment une sorte de «lignée»: ainsi l’italien s’enrichit, joue çà et là avec le grec, le latin, le sicilien, le romain, ou justement le français, la langue de l’immigration, devenue comme une seconde peau... Ce n’est pas par hasard que le roman s’achève sur un délicieux et très amusant «entretien avec l’auteur», écrit cette fois directement en français (mais «enrichi » d’un peu d’italien...) réalisé par la femme de Samonà, Sophie Jankélévitch: c’est peut être de là que pourrait partir le lecteur français, pour se faire une première idée de les Choses et mots disparus – ou, si l’on veut se rapprocher du rythme du vers italien: Pour ces choses, ces mots, disparus uvre et de sa structure, à travers l’affectueuse ironie de cette fausse conversation.
Roman comique, certes — mais voilà que le lecteur, au delà du comique, eprouvera autre chose, ou même, sans cesser de rire, se retrouvera à sourire, hypnotisé, comme s’il était pris dans un labyrinthe enchanté dont les portes tout à coup s’entrouvrent sur les espaces du tragique insensé de l’existence; car dans le livre il y a une autre grille, celles des «illustrations», comme l’auteur appelle les micro-histoires qui composent, avec la grille des entrées, le dictionnaire. En effet, si les entrées sont souvent amusantes («Cours doucement — disait en bon italien une mythique grand-tante sicilienne à son fils, coureur automobile professionnel — elle le lui disait, précisément, avant la compétition.»), la tonalité particulière des «illustrations» les contamine et leur donne de l’ampleur qui finit par nous plonger dans un monde différent. Le lecteur est pour ainsi dire embarqué dans un grand voyage à l’intérieur de l’âme, qui ne concerne plus seulement l’intimité du narrateur, mais celle de l’homme affrontant et cherchant à conquérir la réalité. Ce n’est pas un hasard si certaines de ces illustrations mettent en présence des personnalités très différentes, traversées par des conflits intérieurs au bord de l’explosion (et qui, dans certains cas, explosent), figures d’une aventure humaine jamais simple ni sereine, où pourtant s’exprime, avec l’angoisse du vivre, une sorte d’ivresse de l’esprit et des sens.
Samonà est là, tout entier, dans ces histoires brèves, denses et fulgurantes, où il révèle aussi une qualité extraordinairement classique pour un écrivain d’aujourd’hui, celle d’un perspicace investigateur de l’âme humaine.

Bastiana Madau (traduit de l’italien par Sophie Jankélévitch)

5 dicembre 2013

A Nelson Rolihlahla "Madiba" Mandela

"... Così ti adorno, riga dopo riga, delle nostre allucinazioni perché tu digerisca, sviluppi e levighi tanta assurdità conservando le informazioni inutili nella spessa corteccia grigia fino al giorno della tua autocombustione. E soddisfatta, depongo lo strumento e mi faccio un po’ indietro per osservare il mio lavoro, con le mani sui fianchi.
Sei pieno delle mie cicatrici, baobab. Non sapevo di averne così tante." 
Da p. 29 di Spedizione al baobab*

* Spedizione al baobab è il romanzo più bello che abbia mai letto sulla storia del Sudafrica. Scritto nel 1981 in afrikaans da Wilma Stockenström (Napier, 1933), J.M. Coetzee lo lesse nel 1986 e ne rimanse folgorato, tant'è che lo volle tradurre in inglese per portarlo fuori da quei confini. E dall'inglese di Coetzee lo traduce Susanna Basso in un italiano imbattibile — dato il rischio di perdere le metafore, la poesia, nel terzo passaggio da lingua a lingua —, e dunque — considerato che ciascuna lingua lo è — da pelle a pelle.

 Nelson Mandela 
(Mvezo, 18 luglio 1918 - Johannesburg, 5 dicembre 2013)
RIP Mandiba

1 giugno 2012

Il mestiere di vivere

C’era una volta un ragazzo che sognava di diventare uno scalpellino bravo e famoso. Con suo padre, ogni giorno, si recava a Cocorrovile, a 7 chilometri da Orune.
Ogni giorno.
A piedi.
Andata e ritorno.
Cava.
Silenzi ancestrali.
Uomini che picchiavano disperati sui massi.
La madre che lo amava di un amore assoluto.
I fratelli.
Erano i mondi di Nineddu.
Poi arrivò la guerra e in tanti partirono come rimedio alla fame. Nineddu andò incontro a nuovi luoghi e miniere: Carbonia, altre persone che alternavano umanità e crudele disumanità nei confronti di quel ragazzo che continuava a scrutare la realtà con occhi colmi di stupore.
Poi fece ritorno al paese, ma ormai suo padre, per una ferita riportata nella guerra di Spagna, non poté più insegnargli a fare lo scalpellino…

11 dicembre 2011

No Woman, No Cry

"La parabola del Samaritano buono è la più sconcertante del Nuovo Testamento, accanto a quella dell’adultera. Appare solo in Luca (10,25-37) e come tutte le parabole dà a un pensiero etico – ama il tuo prossimo come te stesso – la forma di un racconto. È come se la morale, dai cieli di astratte bellezze, scendesse per strada, e indicasse il punto preciso in cui i sentieri si biforcano e la via giusta s’annebbia. Al dottore della Legge che chiede chi sia il Prossimo, Gesù risponde narrando la storia di un uomo (un uomo qualunque, homo quidam), che viene percosso dai briganti e lasciato mezzo morto sul ciglio della strada. È qui che accade l’ignominia. Passano lungo quel ciglio un sacerdote, poi persino un levita (il levita, custode del tabernacolo nel Tempio, appartiene a Dio in modo speciale) ma pur vedendo vanno oltre. Passa infine un Samaritano, che nella comunità è un fuori-casta in odore di paganesimo, e scorgendo il mezzo morto gli succede qualcosa di inaudito: «N’ebbe compassione. Gli si fece vicino, gli fasciò le ferite, versandovi olio e vino; poi, caricatolo sopra il suo giumento, lo portò a una locanda e si prese cura di lui»." 

30 novembre 2011

Il sarto di Lucio

Con un libro e nessun pettegolezzo.

Lucio Magri ci lascia un libro – bello, rigoroso, appassionato – sulla storia del Pci, inquadrata nella storia del comunismo come fenomeno mondiale del XX secolo, storicamente esaurito ma non riducibile alla illusione travolta dal fallimento del socialismo reale, né alla galleria degli orrori dittatoriali e alla miseria morale e materiale cui si ha ora la tendenza a risolverlo. Comunismo come movimento collettivo, invece, che ha riguardato la vita di milioni di persone e che ha assunto con gli anni un carattere sempre più differenziato, e che in Italia, in particolare, ha dimostrato una straordinaria capacità di radicamento nella società nazionale per almeno trent'anni. Per raccontare la storia, riconoscendo con onestà ogni sconfitta, Magri ha scelto anche una forma di riorganizzazione della speranza dando al libro il titolo di un celebre apologo di Brecht, Il sarto di Ulm. L'artigiano dell'apologo, nel 1592, credette di aver inventato l'apparecchio con cui un essere umano poteva volare. Invitato perfidamente dal vescovo della sua città a provarne l’efficacia, si lanciò nel vuoto dal piano più alto del palazzo e morì sfracellandosi sul selciato. Eppure, poco più di tre secoli dopo, l’essere umano sarebbe stato capace di volare.

31 ottobre 2011

Contropelo

"La storia dei diritti del lettore sul versante editoriale comincia con la possibilità di esercitare un libero diritto di scelta. E qui il dito è puntato contro le forme di lettura indotta, di condizionamento occulto o palese, contro le promozioni gonfiate: attività che in genere vanno di pari passo con una informazione bibliografica che invece manca o scarseggia. La pubblicità editorale in Italia va assumendo sempre di più i toni, lo stile e le cadute di tutta la restante pubblicità, in omaggio al principio per cui vendere un libro o vendere un dentifricio è più o meno la stessa cosa. In più quello libraio è l'unico campo in cui la pubblicità redazionale non viene segnalata: non possono essere definite diversamente certe recensioni prone e osannanti. Lo stretto connubio della proprietà editoriale con la macchina recensoria è reso evidente dalla percentuale di recensioni o citazioni dei libri editi da una casa editrice sulle riviste o i giornali di cui questa è proprietaria. … Il passaggio in TV, la recensione amica, l'intervista all'autore sul quotidiano dell'editore, costituiscono altrettante tessere di un meccanismo drogato, anticipatamente preordinato e spesso del tutto indipendente dalle qualità effettive del libro. Il gioco, insomma, è truccato, e si vede.
Per intanto, dunque, al lettore conviene esercitarsi nella pratica della lettura contropelo, decodificare le manchettes (che credo si declini al singolare. [N.d.B.]) pubblicitarie, leggere in filigrana i risvolti di copertina, le recensioni amiche e nemiche (spesso ubbidiscono allo stesso codice gaglioffo): ricorrere al tam-tam amicale accanto all'informazione specialistica; diffondere come pubblico congiurato le notizie sulle fregature ricevute, sulle manipolazioni editorial, sulle cattive edizioni, sui non-libri annidati in collane prestigiose." 
Luca Ferrieri, Il lettore a(r)mato, Stampa Alternativa, Roma 1993, pp. 27-28. 
Un vecchio ma ancora provocatorio Millelire su un tema da un miliardo e sul quale, se ti interessa, trovi invece una buona bibliografia alla fine di quest’altro testo.

28 ottobre 2011

Pla

"El Catalán si era dimenticato di dirlo, che non sapevo leggere, e si capisce, perché lui era il capo di tutto il settore e di cose da pensare ne aveva tante. Ma poi Francisco parlò con Rubén e quando non c'era da lavorare facevamo la lezione. Io imparavo, sì, e il giorno che ho saputo tutte le lettere mi è venuto quasi da piangere tanto ero contento. Cose del passato, quando piangevo per tutto, quand'ero una donna. E così mi sono ricordato che non dovevo piangere e mi sono tenuto. Pensando a questo mi viene in mente che Rubén un giorno mi aveva detto: «Non ti ricordi mai di quand'eri una donna? Non ti voglio offendere, ma mi interessa. Com'era vivere così?».
«Delle volte mi sembrava normale, delle volte no. Però ero quasi sempre solo, e allora se ero uomo o donna non cambiava niente, ero io e basta»."
Alicia Giménez-Bartlett, Dove nessuno ti troverà, traduzione di Maria Nicola, Sellerio, Palermo 2011, p. 245.
Robert Florey, "Love of zero", 1927.

13 marzo 2011

Le bonheur

"Aprile 1947. Non so se oggi che il mondo è diventato globale e la Francia un piccolo paese quasi marginale, sia possibile capire cosa è stata Parigi per la mia generazione e per almeno una decina di quelle precedenti. Dopo la Seconda Guerra Mondiale fu, rispetto al passato, anche di più, perché a tutto quello che era stata prima, si aggiungeva quello che aveva prodotto l'astinenza imposta dal fascismo e poi dal conflitto.
Il resto del mondo per noi non c'era, non sapevamo neppure com'era fatto, e perciò ci incuriosiva poco. Parigi no, questa città era tutto quel che sapevamo esserci nel mondo ma ci era proibito: i libri, il teatro, il cinema, per me soprattutto la pittura. E naturalmente anche una libertà sconfinata, la sola modernità che riuscivamo a immaginare. L'America era ancora lontana."
Luciana Castellina, La scoperta del mondo, nottetempo, Roma 2011, p. 186.

Proverò a raccontare qualcosa di questo libro straordinario, e dico qualcosa perché è talmente pieno di aneddoti, volti, nomi, fatti (molte persone che lo attraversano poi diventeranno figure importanti, per esempio del PCI, ma anche della vita culturale italiana), talmente è ricco di spunti, intenso, ben scritto, ironico, lieve, che è impossibile poterlo raccontare in modo esaustivo. Una volta finito di leggere, piuttosto, mi sono interrogata sull'impronta più profonda che mi ha lasciato. Cosa sentivo innanzitutto? Beh, nonostante questa sia una lettura che evoca un secolo complesso come il Novecento, ingiustamente ricordato quasi solo per le immani tragedie e ormai misconosciuto nei suoi aspetti più luminosi (quelli inerenti le grandi utopie ma anche i grandi cambiamenti oggettivi, nel senso della libertà, della democrazia, della cultura, delle conquiste democratiche, sociali, di emancipazione della condizione contadina, di liberazione della donna)  quello che sentivo era soprattutto nostalgia. Per quale motivo? Perché vi si racconta di un’epoca attraversata dalla protagonista con un tale sentimento di presenza al mondo che non si può definire altrimenti che felicità. Da cosa deriva questa felicità?, o bonheur, come la chiamavano gli esistenzialisti francesi del dopoguerra, come la chiama nelle sue Mémoires d'une jeune fille rangée Simone de Beauvoir, o come anche di felicità parla Joyce Lussu, raccontando della sua coraggiosa vita nella straordinaria video-intervista di Marco Bellocchio, Portrait di J. Lussu, vista qualche giorno fa nell'ambito del convegno dedicato alla scrittrice-partigiana. Mi piace, insieme a Luciana Castellina, ricordare alcune donne che hanno dato un contributo enorme alla cultura del Novecento: donne che se, come  lei, dicono di essere state felici nell'impegno, lontane anni luce dal sentirsi nel vortice dell’idea cattolica di 'sacrificio', è perché sapevano di essere dentro un altissimo progetto di trasformazione dell’esistente.
Ecco, allora realizzo che la nostalgia, alla fine della lettura del diario, è soprattutto dovuta all'assenza attuale di questa forma della felicità, che noi – per generazione – abbiamo giusto avuto il tempo di conoscere, di vivere per un tempo brevissimo, per poi vederla scomparire dalla storia, quella forma della felicità.
Passo al racconto del libro, che è molto più di un’autobiografia, perché ci sono anche e soprattutto le parole della Luciana Castellina di adesso, a commento delle parole di allora – dal 1943 al 1948 – quando, ragazzina, moriva dalla voglia di fare qualcosa, di essere qualcuno, e scappava di casa di notte, nonostante il coprifuoco, per provare a se stessa che non aveva paura di niente; quando decise di porre fine al noioso ginnasio preparando (nell’estate del 1944, con la professoressa Apicella e la figlia Agata, rispettivamente nonna e madre di Nanni Moretti) gli esami di di ammissione al liceo. Una fretta indiavolata, l’ansia di conoscere e capire, il rifiuto della noia ("Poi sono stufa di tutte queste vecchie intorno che la sera, poiché tanto c’è il coprifuoco e devo stare a casa per forza, mi obbligano di fare da quarto al bridge."), una enorme voglia di vivere e di ricerca di senso, dentro il respiro di un’epoca.
Luciana appartiene a una famiglia borghese romana, quartiere Parioli, un po’ di origine ebraica, un po’ triestina. Frequenta Villa Torlonia, residenza del Duce, ma per lei semplicemente casa di Anna Maria Mussolini, figlia di Benito, sua amica e compagna di scuola. Stanno giocando a tennis nel parco, il 25 luglio del 1943, il giorno in cui arrestarono il Duce. Erano le sette di sera, racconta, era ancora giorno, "fu allora che la guardia in borghese venne a chiamare Anna Maria e il palleggio terminò bruscamente. Mi disse solo ‘devo andare via subito’", e sparì dietro il poliziotto che da sempre fungeva da governante per lei e suo fratello Romano. Luciana, aveva allora 14 anni (li avrebbe compiuti il 9 agosto). Vengono i giorni dei bombardamenti, dei parenti ebrei triestini rifugiati a Roma, della paura, delle rappresaglie fasciste, dei compagni di scuola che si arruolano nella X Mas. Luciana, annota. Sente per la prima volta parlare di Resistenza. Scrive Patria con la p maiuscola. Si sente antifascista ma odia gli inglesi “fanno schifo”, scrive, "perché bombardano le città italiane". Comincia a capire che il mondo è complicato, oltre che grande. Al Liceo "Tasso" – frequentato dai ragazzi della buona borghesia romana – qualcuno sta nella Resistenza. Un giorno arrivano armati Luigi Pintor e Alfredo Reichilin (che molti anni dopo diventerà suo marito). Il giorno della liberazione di Roma, vede per la prima volta sventolare una bandiera rossa. Ma ci vorrà ancora tempo prima che finisca la guerra. Esplode il primo ordigno atomico sul Giappone e Luciana scrive: "9 agosto 1945. Compio 16 anni ed è appena scoppiata una bomba che sembra potrebbe distruggere il mondo intero, duemila volte più grossa della Grand Slam inglese che sembra già enorme. L’hanno buttata gli americani su una città giapponese, Hiroshima, dove pare siano morti tutti, centinaia di migliaia. Fa caldo, ci sono 42 gradi, deve essere l’effetto della bomba."
Quando tutta l’Italia è liberata, c’è un futuro immenso che si schiude. Inizia la parte forse più intensa e commovente del diario. Si sente molto che la politica inizia a incuriosire la giovanissima Luciana, che pur vive ancora in un ambiente protetto, data la giovane età. Ma è attenta, annota tutto, anche quel che succede nei partiti. Un esempio a p. 143: "La fusione tra PCI e PSI sembra proprio che si farà, Nenni l’ha detto salutando il Congresso comunista che si tiene a Roma, all’Università. Ha detto che seppelllire l’unità fra i due partiti è come seppellire la classe operaia."
Annota, oggi: "La politica – a sfogliare il diario di questi mesi – comincia a incuriosirmi molto, ma non so orientarmi tra i partiti, di cui ho solo scarse informazioni di seconda mano dai compagni di scuola più adulti. Capisco che bisognerebbe capire, ma resto sospesa a metà, curiosa dei miei nuovi amici e di quel che accade, ma ancora non abituata a leggere regolarmente i giornali. Forte è ancora il richiamo all’ambiente in cui sono cresciuta e che non sembra nemmeno accorgersi di quel che gli sta intorno."
"A scuola – continua invece il diario della ragazzina –, qualcuno parla di Togliatti, che è il capo dei comunisti e dice che la caduta del fascismo ha lasciato un vuoto non ancora colmato nei giovani, che non hanno ancora compreso che li anima il nostro stesso ideale. Sembra uno che capisce. Anche se questo stesso è un po’ indecifrabile: cos’è che abbiamo in comune nel pensare a una nuova patria?"

E ancora: "Parlano tutti di voto alle donne. Mi pare impossibile che fino a ora non l’abbiano avuto. Eppure, discutendo con gli amici, scopro che quasi tutti i maschi dicono che se le donne fanno le stesse cose degli uomini ledono la femminilità. A me mi criticano per questo, dicono che pretendo troppo di non essere donna. Infatti mi chiamano con ironia 'il nostro amico Lucianina', una con cui non si fila ma si discute. Aggiungono anche, e mi dà molto fastidio, che io 'ignoro l’animale masculus vulgaris'. Forse non troverò mai marito. Pazienza."

Luciana osserva e riflette su tutto, anche sui comportamenti dei compagni, intanto che gli ideali si accendono e iniziano a diventare grandi: non c’è ancora la 'cortina di ferro', si crede davvero in un mondo possibile. La voglia di vita e di utopia inizia a non poter più essere contenuta nella cornice data, é sensibile al dibattito culturale e agli stimoli più innovativi. Luciana ama l’arte, in particolare la pittura ed è curiosissima e informata delle nuove avanguardie, tant’è vero che i comunisti del suo liceo, "forse perché hanno deciso che potevano fare un passetto avanti nell’operazione del suo reclutamento", scrive, avendola vista abbastanza assidua alle conferenze del circolo di scuola che gestiscono, e sapendo che vuol fare la pittrice, le propongono di tenere proprio lì una conferenza sul Cubismo. "Picasso si è appena iscritto al Partito Comunista Francese e la richiesta è naturale."

Questo è un ricordo che dà modo anche di ricordare a noi di come gli artisti di allora venivano afferrati dalla storia che si andava costruendo ed erano partecipi della realtà. Calvino lo scriverà qualche anno dopo, dicendo che la loro non è stata una generazione di angry young people proprio perché ha avuto più vivo il senso della partecipazione alla storia. "Un impegno vissuto senza risparmio, con grande gioia e libertà più che baldanza."
In questa parte del diario la scoperta del mondo coincide con con la scoperta della politica e della cultura; ricorrono tanti nomi: c’è un timido Berlinguer, un emergente Guttuso, e si intensificano le annotazioni entusiastiche. "15 aprile 1946. Sono felice di vivere, di discutere, della natura, di scoprire le particolarità del mio animo e di quello degli altri, di vedere il mondo, di esprimere quello che provo, di dipingere. Sono felice di tutto. Il mondo è mio e lo voglio tutto."
E volendolo veramente, il mondo, a Luciana non sfuggono le straordinarie opportunità che si presentano precocemente nella sua strada e per fare quelle esperienze che segneranno in modo decisivo la sua vita e le scelte future. "Aprile 1947", a questo punto della sua vita, a 17 anni, la scoperta del mondo è la scoperta di Parigi, la Parigi di Sartre, dove si reca con una delegazione di studenti. Per capire o solo ricordare cosa potesse rappresentare la Parigi di allora per i ragazzi italiani e non solo di allora, l'autrice scrive bellissime pagine su quel viaggio. 
Dopo Parigi arriva l’opportunità di andare a Praga, nella delegazione italiana che deve partecipare ai lavori del Consiglio dell’Unione Internazionale degli Studenti, in concomitanza con il Festival Mondiale della Gioventù, che in qualche modo segnò la fine della guerra per i ragazzi che vi arrivarono da ogni nazione e che proprio lì, in quelle lunghe giornate di incontri, di racconti e confronti, scoprirono "la politica e l’amore". C’è anche Italo Calvino, anche se nessuno sapeva che fosse 'Italo Calvino', nemmeno lui. "A Praga – annota Luciana, oggi – son tornata cinquant'anni dopo, nel 1996, curiosa di questa città che ha continuato a occupare un posto decisivo nella mia vita. Con trepidazione. Perché per ragioni casuali – ma forse non tanto casuali  – Praga per me non è stata una città come le altre, è stata fondamentale per la mia esistenza. È qui che nel 1947 ho scoperto il mondo che per me coincideva con il comunismo, nel senso che mi pareva la sola chiave di lettura possibile per capire la nuova mappa del globo, del tutto diversa da quella che avevo imparato a conoscere, è qui che ho incontrato per la prima volta in carne e ossa e relativi pregiudizi il PCI; è qui che mi sono arruolata nella brigata internazionale diretta in Iugoslavia per aiutare a costruire la ferrovia della Gioventù, un'esperienza per me importantissima, è qui che, tre anni dopo, al successivo Congresso dell'Unione Internazionale degli Studenti, ho visto sbarcare da un treno /…/ la delegazione degli studenti cinesi, ancora tutti in divisa militare, perché reduci dal fronte, sul quale avevano appena sconfitto l'esercito di Chiang Kai-shek e quello americano del generale Marshall che lo spalleggiava. Ed è Praga, ventun anni più tardi, che è tornata al centro della mia vita. Perché è per via di Praga che dal PCI, dove per Praga ero entrata, sono stata cacciata. È la storia del Manifesto, che comincia proprio con l'invasione sovietica del 1968."
Dopo il festival, da Praga, dove ha sentito dire che si stava formando una brigata internazionale per andare a costruire la famosa ferrovia dei giovaniLuciana si sposta  in Iugoslavia, spinta anche dal bisogno di capire meglio la vicenda di Trieste, un grosso nodo da sciogliere, dopo la fine della guerra, a cui mostra di essere particolarmente sensibile anche per sue le radici triestine, da parte di madre. Nel frattempo, dato che il Festival Mondiale della Gioventù sta chiudendo i battenti e i compagni della sua delegazione tornano a Roma, accetta l’invito di tre delegati inglesi ad andare con loro a fare un giro nel paese in autostop, parola quest’ultima, che non ha mai sentito prima. Ma la scoperta del mondo più sorprendente, diciamo, la aspetta in realtà soprattutto 4 giorni dopo, al rientro a Praga, dove ad attenderla c’è una sorta di tribunale speciale, istituito dai vertici della delegazione italiana, per giudicare il suo sconveniente comportamento: sola donna è scappata con tre maschi inglesi.
Giuliano Pajetta, il più alto in grado nel PCI presente in città, viene incaricato di ammonirla. Convocata, ascolta confusa un discorso di cui non capisce quasi niente. Vi si citano Lenin e una certa Clara Zetkin che fra loro parlano di bicchieri sporchi ai cui bordi nessuno avrebbe più voluto appoggiare le proprie labbra. “Ignoro chi sia lei – scrive – a malapena so chi è lui – e dunque di questi bicchieri non afferro il senso, anche perché sono così innocente – la sola, credo, che a Praga quell’estate non abbia perduto la verginità – che mi ci vuole l’aiuto di Luciana Franzinetti, futura moglie di Ugo Pecchioli, per spiegarmi che si allude a rapporti sesuali molteplici. "Nonostante le delucidazioni, non riuscivo a capacitarmi di come una gita in autostop poteva evocare l’idea che andavo a letto con tutti. Da Trieste mi veniva un'educazione mitteleuropea, aperta alla camaraderie fra maschi e femmine, ma anche molto puritana. IL PCI era invece impregnato di cultura popolare cattolica." Che poi non finì lì: nei giorni successivi, rimasta senza alloggio, chiede a Bubi Campos di poter fare un po’ di bucato nel lavandino della stanza occupata dai maschi dove poi stese la biancheria ad asciugare, ed Enrico Berlinguer le fece una ramanzina. "Sono sempre più sconcertata – scrive –, non avevo messo in conto che i comunisti fossero dei bacchettoni. Una volta iscritta al PCI, dovetti constatare che una delle eroine della FGCI era Maria Goretti"! 
Le pagine sulla costruzione della ferrovia sono splendide, così come significative e ricche di storia sono quelle sulla scoperta dell’Italia, di quel Sud che era allora come adesso particolarmente tormentato, ma anche quelle sulla scoperta delle poverissime borgate della città natale, dove il partito (a cui si è iscritta nell’autunno del ’47 "con la consapevolezza che poteva finir male") la manda a fare la gavetta fra i sottoproletari. E pochi mesi dopo c'è la sconfitta del 18 aprile. Ma lei non si tira indietro, è passata dall'altra parte del muro che si è alzato (da un lato i comunisti, dall'altro i borghesi), poi approda al palazzone delle Botteghe Oscure, alla commissione femminile diretta da Nilde Jotti.
In fondo, quel che ci dice il libro, è che la generazione maturata in tempo di guerra è stata fortunata, perché ha conosciuto speranze immani. Aveva l’idea che si potesse davvero cambiare in meglio, dopo tutto quello che era successo, pensava che sarebbe stato possibile, finalmente, porre mano a tutta l’ingiustizia vista e patita. Una generazione che sognava la liberazione dei popoli coloniali, che lavorava al cambiamento dell’Italia, con un ottimismo reso fecondo dalla vittoria nella seconda guerra mondiale, dalla Resistenza, da Stalingrado, dai movimenti di liberazione, dal protagonismo operaio. Una stagione di speranze che alimentavano la generosità e il coraggio dei ragazzi. Cos'è successo che sembra non essere sopravvissuto nulla di quella fiducia nel futuro? Non dipenderà anche dal fatto sul Novecento – dagli anni ’80 in poi – si è fatta un’opera di profonda rimozione e che alla generazione attuale, la memoria del secolo precedente è stata come sottratta? Da un certo punto in poi è come se fosse venuto a mancare lo scorrere del tempo, e senza passato il futuro diventa ancora più oscuro e incerto perché scomparendo il prima si abolisce l’orizzonte del poi, e l’orizzonte che scompare drammaticamente è proprio quello del cambiamento.


Ora – si è domandato Valentino Parlato, di recente, nella sua bella recensione del libro –, "in questa stagione berlusconiana, dove tutto si compra e si vende, serve a qualcosa la lettura di questo straordinario diario? È solo un ricordo di un passato remoto e ormai inutile come i vecchi vestiti che portavamo da giovani e che oggi sono lisi e ci fanno apparire ancora più vecchi di quel che siamo?"

Nonostante il dubbio credo che una lettura così piena di senso meriti di essere fatta dai nostri ragazzi, che forse potrebbero immedesimarsi nelle domande e nelle risposte della giovanissima Luciana. "Il suo diario è uno straordinario invito a vedere fuori di sé e dentro di sé. A interrogarsi sul senso della propria vita. Al rifiuto di essere mercificati, soggetti passivi della meccanica del capitale. A pensare di più e più seriamente al proprio io. Un io necessario, ma che deve comunicare e solidarizzare con gli altri milioni di io che ci sono intorno.", ha scritto l'amico fraterno e compagno di tante battaglie di Luciana Castellina. Infatti il diario, come tutti i diari, è individuale, ma di un individuo sempre in comunicazione: né presuntuoso, né avvilito. Infonde coraggio, alimenta le idee.
Bastiana Madau

31 gennaio 2011

Cartoline dall'Egitto

Ma perché anticipare i fatti? Shagar non ha ancora visto il cordone di sicurezza intorno all’università, i manganelli, i lacrimogeni, il fumo e il fuggifuggi generale. 
Né ha notato quel contadino olivastro, povero e giovanissimo che indossava la divisa militare e stava in piedi fuori del recinto, con la canna del fucile infilata tra due sbarre, per puntarla pazientemente verso i manifestanti, quasi avesse imparato il mestiere andando a caccia di capriolo con un nobile europeo del Medio Evo. Lei non è stata ancora colpita da un manganello che le avrebbe lasciato un segno blu sul braccio destro. Quella Shagar viene dopo. La Shagar di adesso ha diciassette anni ed è una matricola del Dipartimento di Storia.
Si era davvero iscritta a quel corso di studi, solo perché era stata influenzata in tal senso dal professore che aveva avuto a scuola per tre mesi? Difficile stabilirlo: tante cose possono succedere in pochi giorni, quindi figuriamoci in cinque anni di vita di una ragazzina che era cresciuta amando i libri come un topolino di biblioteca. Un giorno, mentre stava in quella della sua scuola, le era capitato tra le mani un volume sulle leggende egiziane antiche. Da lì era passata a tutti gli altri testi disposti nella stessa fila e, alla fine, aveva scelto di studiare Storia all’università.
Agosto 1967. A tavola, durante il pranzo, suo padre avrebbe annunciato la notizia, ridendo:
– Una laurea con la lode e la menzione di merito.
Lei non rise. Senza dire niente, andò a rinchiudersi nella sua stanza.

Anno accademico 1967-1968. Shagar era tutta concentrata sugli studi dell’anno preparatorio del magister, il titolo per l’abilitazione alla docenza universitaria. Andava e veniva dalla sua facoltà. Frequentava le lezioni e la biblioteca. Leggeva, riempiva le schede di citazioni e note, consegnava la ricerca che le era stata assegnata, puntuale ed efficiente come una macchina. Ma la sua anima che fine aveva fatto? Se ne era andata via alla chetichella per appartarsi in un posto lontano. Lei non si arrabbiava, non piangeva, né prendeva una pausa. Nei giornali, alla radio e sulle bocche dei parenti e dei vicini circolavano tanti discorsi sul Sinai e sui soldati dispersi in mezzo al deserto. Lei captava tutto e tirava avanti per la sua strada, come se nulla fosse.
– Perché hai cambiato idea? – le avrebbe chiesto il suo professore, aggiungendo: – Hai sempre voluto specializzarti in storia faraonica. Che cos’è successo di nuovo?
Gli avrebbe semplicemente risposto:
– Studierò Storia Moderna. Credo che sia quello che voglio.
Qualche anno dopo, Shagar avrebbe indicato quella svolta con l’espressione ‘inversione a U’: era un cambiamento netto e integrale, come quando, in macchina, sterzi tutto a sinistra per percorrere la stessa strada in senso contrario. Si era procurata tre scatoloni di cartone per riporvi i testi di storia, mitologia e architettura dell’antico Egitto che avrebbe tolto dagli scaffali: vi erano quelli dello studioso egiziano Salìm Hassan, con le copertine sbiadite che riportavano soltanto il nome dell’autore; quelli francesi e inglesi, con le copertine lucide decorate da perfette riproduzioni di particolari delle Valli dei Re e delle Regine; quelli che aveva comprato da quando aveva undici anni; quelli che aveva fotocopiato dalla biblioteca dell’università e poi rilegato con delle copertine rigide di color verde oliva, confezionate da un artigiano della zona di al-Azhar, vecchio amico di suo nonno ‘Abd al-Ghaffàr che glielo aveva indicato. Sistemati tutti quei libri negli scatoloni, lei si era guardata intorno. Missione non ancora compiuta: restavano da sistemare i quadri. Erano delle semplici riproduzioni su carta che aveva fatto incorniciare. A questo scopo lei le aveva arrotolate e legate con un nastro sottile per portarle in un negozio del centro. Dopo quindici giorni le aveva riprese in consegna: erano quattro grandi quadri, ognuno racchiuso in una cornice e protetto da un vetro. Li aveva portati a fatica fino alla via principale, dove le erano passati davanti tre tassì, con gli autisti che rifiutavano di tirarla su insieme a quel carico. Finalmente, ne era giunto uno di buon cuore che aveva accettato di accompagnarla e quindi l’aveva anche aiutata ad arrivare con i quadri fino alla porta di casa.
Sopra il letto, proprio di fronte alla porta della stanza, aveva appeso l’immagine di Maat, la signora con la bilancia, dea della verità e della giustizia. Quella figura femminile guardava alla propria destra. Seduta alla scrivania, Shagar riusciva, con una piccola rotazione a manca, a vedere il viso di Maat che, rivolto tutto in una direzione, lasciava in mostra solamente il profilo sinistro. La lunga piuma di struzzo, messa in posizione verticale, era tenuta ferma da un nastro rosso legato intorno alla testa della dea, all’altezza della fronte. Iscrizioni geroglifiche apparivano sullo sfondo.
Sulla parete a sinistra, proprio dietro di lei quando stava alla scrivania, si trovavano altri due quadri: il primo raffigurava Iside. Lo sfondo era celeste, la dea aveva i capelli crema e azzurro, mentre la sua corona, formata dal disco solare e dalle corna di Hathor, era parzialmente dipinta di un giallo ocra misto al colore del legno di rosa, usato anche per il viso, le spalle e le braccia. Iside reggeva lo scettro reale con la mano destra. Accanto alla sua immagine era appesa quella della dea vacca, Hathor, raffigurata insieme al faraone bambino Amenhotep II. Entrambi i loro corpi erano color ocra. I capelli di Amenhotep II e le macchie del manto della vacca – macchie a foggia di stelle rappresentanti le anime dei morti – erano verdi. Seduto sulle ginocchia sotto l’arco formato dal ventre e dalle zampe di Hathor, il piccolo faraone stava su uno sfondo azzurro chiaro, con la testa alzata nell’atto di allattarsi alla mammella. Sopra la sua scrivania Shagar aveva messo l’immagine di Nut, la dea del cielo. Era una donna che toccava la terra, da un lato, con le punte delle mani, e dall’altro, con quelle dei piedi. Le gambe, le braccia e il fusto decorato da stelle formavano un arco, circondato dal corpo del suo fratello e sposo, Geb. Dio della terra, quest’ultimo le giaceva nel grembo, mentre le piante gli crescevano sulla schiena.
Shagar tirò giù i quadri, li avvolse in un lenzuolo e li legò insieme. Prese la copia del papiro di Ani che teneva sempre sulla scrivania, e la buttò in uno dei tre scatoloni. Chiese a sua madre di aiutarla a spostarli fuori della stanza. Poi si procurò una scala, per portarli uno a uno nel solaio. Sua madre le domandò allora perché stesse facendo tutto ciò, lei borbottò delle parole incomprensibili. Tornata nella sua camera, si guardò in giro: ormai non vi era rimasto più niente, eccetto gli scaffali con sopra qualche vocabolario, la piccola libreria completamente vuota, la scrivania, il letto e la toeletta. La stanza sembrava spoglia, misera e fredda. Lei si sdraiò sul letto e si addormentò.

Una cartolina colorata, grande quanto il palmo di una mano, infilata sotto il vetro della scrivania: raffigurava l’enorme bilancia con i due piatti che Thot, il dio della scienza, era fermo in piedi a osservare, tenendo i suoi fogli nella mano sinistra e la penna nella destra. Shagar si accorgeva ora di avere dimenticato di togliere quell’immagine il giorno prima. La guardò e decise di lasciarla lì.
Radwa Ashur, Atyàf. Fantasmi dell’Egitto e della Palestina, traduzione dall’arabo di Patrizia Zanelli, Ilisso, Nuoro 2008, pp. 43-46.


6 dicembre 2010

Non è un'isola felice

Passava un giorno. Poi un altro. E un altro ancora. La miseria rendeva triste la gente di Dar-Sbitar. Da Aini, stavano com’erano sempre stati. C’era solo un po’ più di miseria. I bambini si reggevano un po’ meno solidamente sulle gambe. I volti, a casa, si scavavano, diventavano più grigi. Gli occhi di tutti, costantemente dilatati, avevano un lampo febbricitante. Eppure, cosa straordinaria, in città Omar incrociava esseri sorridenti, che stavano bene, sazi. Gioiosi nella disgrazia, nell’indigenza generale. Dovevano sicuramente scambiarsi delle occhiate tra loro quando nessuno li sorvegliava...
Mohammed Dib, La casa grande, traduzione di Gaia Amaducci, Epoché, Milano 2004, p. 133. 


Grazie a Claire del bucato steso al sole.

9 novembre 2010

Delle tante voci

Fin dai tempi antichi,
nulla permane.
Dormienti e morti
quanto sono simili.
Gilgamesch

Eric A. Hegg, Studio portrait of donkey, Dawson, Yukon Territory, 1899.
Quando vidi l’asino, non lo riconobbi subito, tanto era magro e deperito, era come se non mangiasse e non dormisse da tanto tempo. Se ne stava, in un angolo dell’orto, a strofinare il muso contro il muro di cinta con aria triste. Mi accostai a lui cercando di non fare rumore, non volevo che mi vedesse, ma come capitava sempre, lui avvertì qualcosa, sollevò la testa e fiutò l’aria, poi mosse le frogie, e si voltò: si era accorto della mia presenza. Cambiò all’istante, come se il sangue gli avesse ripreso a fluire nelle vene. Colpì il terreno con gli zoccoli e cominciò a ragliare, mettendo in mostra i denti bianchi scintillanti: era come se ridesse dalla gioia!
Fino ad allora avevo sentito dire che soltanto i cavalli si intristiscono e smettono di mangiare e bere se vengono separati dai loro padroni, e che possono anche morire per il dispiacere. Degli asini invece dicevano che erano una mala razza che non si affeziona al padrone e che pensa a soddisfare solo il suo benessere momentaneo.
Ma Sultàn non era così. Lui assomigliava più ai cavalli.
Appena mi vide, sentii una specie di gemito, qualcosa di simile a un pianto, squarciargli il petto, si mise a girare in tondo, pazzo dalla felicità, infine si gettò e si rotolò nella polvere, come una persona che si inginocchia e bacia la terra!
Lungo la strada del ritorno riparlammo dei tanti paesi che avevamo visitato, quando andavamo in giro a vendere, e ricordammo tante persone, ma non gli diedi l’occasione di parlare di donne, giacché non sta bene che un uomo sposato ricordi le donne conosciute prima del matrimonio.
Una volta giunti in prossimità di Tayyiba, dopo tre giorni di viaggio estenuante, sentii un odore particolare, che era tipico della mia infanzia: l’odore della pioggia. Mi sentii rianimare, e provai una specie di vertigine al ricordo di tutto ciò che era successo su quella terra!…
‘Abd al-Rahman Munif, Gli alberi e l’assassinio di Marzùq, traduzione dall’arabo di Maria Avino e Isabella Camera d’Afflitto, Ilisso, Nuoro 2004, pp. 71-72.

10 ottobre 2010

Su "Donne Sarde"

Maria Lai,  Legarsi alla montagna, Ulassai, 1981
Donne Sarde (Cuec, 2005) è un libro-reportage di Giacomo Mameli che racchiude 43 articoli pubblicati nella Nuova Sardegna tra la primavera del 2004 e l'autunno del 2005 nella rubrica "Persone e paesi" e in "Cultura". Comprende storie di piccoli imprenditori e di tecnici che viaggiano e lavorano per il mondo, che creano aziende dov'è possibile farle sorgere; di giornalisti non sardi che ricordano e descrivono l’isola dei primi anni dell’industrializzazione; di donne di tutte le età e di ogni parte dell'isola che raccontano e testimoniano un forte desiderio di cambiamento.
Confesso subito che parlerò della mia lettura del volume in modo incondizionato ma anche condizionato, perché le mie parole vogliono anche essere l'omaggio a un osservatore guidato da fine e colta sensibilità verso l’universo femminile sardo in costante trasformazione, e in questo senso posso dire che gli vogliamo un gran bene, e lui lo sa… e infatti puntualmente se ne approfitta e ci chiama all’appello a presentare diversi libri, non solo i suoi (Giacomo Mameli è da sempre anche un formidabile promotore della lettura). I suoi, almeno per me, non sono facili da analizzare, non possedendo io gli strumenti per dibatterne negli aspetti socio-economici su cui principalmente si basano. E dunque li leggo come fossero testi di narrativa a forte vocazione realistica, o come inchieste a forte vocazione narrativa, conscia di quanto anche i veri romanzi, spesso aiutino a comprendere la realtà a volte più di tanti saggi.
Naturalmente questo è possibile grazie al fatto che la scrittura di Mameli è piacevole, piana e chiara. Si percepisce in essa l’impegno dello scavo, il gusto della ricerca sociale e il valore della testimonianza, l’intelligenza dei problemi messi in campo, l’amore per la terra e la sua gente. L’obiettività nel raccontare la realtà della nostra isola credo invece che si esplichi nel far venire a galla molte domande, più che risposte.
Il libro Donne Sarde, come anche i primi di Mameli (mi riferisco in particolare a La squadra e a Sedici ore al giorno) è soprattutto uno sguardo sul mondo del lavoro, vero dramma dell'isola e non solo.
Per raccontarcelo nei suoi diversi aspetti il giornalista raccoglie storie locali. Il suo metodo mi ricorda l’indicazione di Barbara Czarniawska, docente di Economia e Diritto all’Universita’ di Göteborg, che nel saggio intitolato Narrare l’organizzazione riferisce il suo provocatorio approccio agli studi sull’organizzazione basato su teorie narrative più vicine agli studi antropologici e culturali e prossimo ai modelli positivistici delle scienze sociali: la stusiosa – sulle orme di Wittgenstein – sostiene infatti che non possono bastare procedure informatiche, descrizioni e organigrammi per comprendere i processi sociali, economici e culturali, che non sono dunque sufficienti strumenti ‘freddi’, bref; ci sono atteggiamenti, comportamenti, valori, sofferenze, recriminazioni che vengono alla luce solo attraverso narrazioni, o meglio ancora attraverso reti di storie. Storie intrecciate, dai confini sfumati, fitte di rimandi. Storie non sempre facili da scoprire e da comprendere. Perciò – dato che si tratta di leggere e interpretare narrazioni – anche un giornalista che deve dar conto nelle sue cronache della realtà, deve avere competenze vicine e quelle del critico letterario o del semiologo proprio per individuare come "rappresentative" quelle che meritano di essere raccolte e decodificate.
In questo caso, appunto perché "sintomatiche" di dove va lo sviluppo in Sardegna, vi sono esempi – chiamiamoli così – interessanti anche per lasciare aperte questioni su come potenziarli, aiutarli, governarli.
Così salta subito agli occhi di chi legge che in Donne Sarde non si racconta nella fretta dell'articolo di cronaca, ma nella lentezza e nella riflessione dell'inchiesta.
L’aver insistito più volte – e in un arco di tempo abbastanza lungo – sui luoghi, sulle vicissitudini dei paesi, consente a Mameli di ascoltare i singoli individui e le comunità che animano il territorio cogliendo i fermenti che vi ribollono, mostrandoci una sezione della realtà tagliata attraverso il tempo, nell’istante presente. In generale di quel che avverrà riusciamo realisticamente a percepire qualche annuncio: ci sono i segni di un mutamento che non smette di compiersi.
Da questo libro, contemporaneamente alla sua lettura, si esce fuori per guardarsi intorno, riflettere anche sulla società che non è contemplata, solo intravedendola tra le righe, perché comunque necessariamente vi si affaccia, pur avendo fatto l’autore una precisa scelta di campo: documentare soprattutto là dove ci sono segnali di cambiamento positivo, di sviluppo sociale, culturale, economico. (Virgoletto 'sviluppo' perché la ritengo sempre una parola un po' ambigua, ma non qui.)
Un vecchio blues racconta di come, in alcuni stati del Sud, i neri d'America avevano l'obbligo di camminare nel lato assolato della strada, dov’era più infuocata la calura, ma dove era possibile 'dialogare col sole'. I bianchi si riservavano il lato ombroso, senza sapere quante mancate emozioni costasse loro la comodità della frescura. Ecco, Mameli osserva i risvolti più inquietanti del mondo del lavoro con lo sguardo di chi comunque ha deciso di camminare dalla parte assolata della strada. Allora forse il problema è anche  l’assenza di questo approccio?… Oggi si va dai  messaggi più disperanti a quelli più superficiali sulla felicità, incentrata sul consumismo materiale e immateriale, su atmosfere edonistiche, oppure felicità come ottimismo sulla pelle degli altri, e in questo senso questi anni per la Sardegna e l’Italia tutta sono durissimi. Forse è bene essere maggiormente consapevoli che gli atteggiamenti (e dunque l’educazione, la formazione culturale) incide concretamente sulla risoluzione o meno dei problemi?… Gianfranco Bottazzi nell'introduzione al primo libro di Giacomo Mameli edito dalla CUEC nel 1999, La squadra, scrive: «Se a un giovane disoccupato tutti indistintamente ripetono quanto sia difficile trovare un'occupazione, è molto probabile che il suo comportamento divenga rassegnato o rinunciatario (se di lavoro non ce n'è è inutile cercarlo) ... in questo modo facilitando la realizzazione della previsione che vuole che non ci sia, per il giovane, una occupazione». Allora spetta a noi educatori, genitori, insegnanti, fare uno sforzo in tal senso?… Il poeta Antonio Mura scriveva  che tottu, inoke, nos pode' galu nòkere, e tottu galu podet esser fattu, si kreska kada cosa assa misura 'ess' òmine (tutto qui può ancora nuocerci, e tutto ancora può essere fatto, se ogni cosa ancora deve crescere a misura d’uomo).
Un’altra caratteristica 'mameliana' è la compassione, intesa come viva partecipazione alle vicende di cui si narra, negli aspetti problematici, quando non drammatici (sono molto intense le cronache sui disastri ambientali passati e recenti che hanno toccato diversi centri dell’Ogliastra), ma anche nei risvolti più divertenti e costruttivi. Atteggiamento umanissimo che, lungi dall’essere un limite, è in tempi di spregiudicato cinismo, un merito.
Mino Monicelli nel suo noto saggio-inchiesta che tratta degli  aspetti etici della professione (Il giornalista, Vallecchi, 1964), scrive:
«Il buon giornalista dev’essere anzitutto un buon cittadino del mondo di cui è parte ... Il fine della professione non è diverso dal fine che l’uomo stabilisce per se stesso, nell’àmbito della propria e altrui vita».
In questo senso credo che Donne sarde sia da collegarsi alla tradizione più nobile del giornalismo italiano d’inchiesta, ancora oggi riconosciuta dallo stesso Mameli come scuola di riferimento, di cui, peraltro, lui è anche maestro. Questo è dimostrato anche in alcuni articoli qui raccolti e dedicati a Giuseppe Fiori, uno dei grandi intellettuali del novecento sardo –  di cui Mameli qui scrive in occasione dell’inaugurazione di una piazza a lui dedicata a Perdasdefogu – o in un altro dedicato a Giuseppe Lisi, giornalista RAI sbarcato in Sardegna nell’estate del 1968, che in una intervista fattagli da Mameli e riportata nell’articolo “Un cronista di Ollolai”, racconta:
 … Non si andava all’avventura ma occorreva conoscere la realtà della quale ci saremmo dovuti occupare. Dell’Isola io non sapevo quasi nulla e mi metto a studiare, leggo Gramsci, Bellieni e Lussu, i romanzi della Deledda, Giovanni Lilliu, ma soprattutto incontro per alcuni mesi un gruppo di sardi autorevoli: lunghe discussioni con Giuseppe Fiori, leggo Sardegna fra due lingue di Michelangelo Pira ... Faccio un primo sopralluogo, resto nell’isola quindici giorni in incognito, guardavo e basta, osservavo i comportamenti. Rientro a Roma, racconto e propongo e il direttore Fagiani mi dice: parti…
Con lo stesso spirito lavorarono cogliendo tutta intera l’anima più profonda dell’isola altri giornalisti citati nel suo libro. In particolare voglio ricordare – perché a me il libro Donne Sarde, come tutti i buoni libri mi ha fatto venire anche la voglia di andare a rileggerle... – le testimonianze lasciateci da Franco Cagnetta (vedi Banditi  a Orgosolo), da Franco Nasi, inviato de Il Giorno negli anni ’50  (i suoi reportages sardi sono raccolti nel bellissimo libro di Iniziative Culturali intitolato L’isola senza mare), da Gigi Ghirotti, i cui articoli apparsi sul quotidiano La Stampa tra il 1952 e il 1967 sono raccolti in un altro bel libro intitolato Ricognizione della solitudine: si tratta di documenti preziosi per comprendere i cambiamenti che l’isola ha dovuto attraversare nell’arco di pochi decenni, per cogliere il suo non indolore passaggio alla modernità e comprendere davvero cosa di buono c’era che non siamo stati capaci di portare dentro l’arca e che ancora, forse, possiamo recuperare.
Ma nei reportage di Mameli, rispetto al lavoro dei colleghi che hanno visto lo sconcerto dell’isola che muoveva i primi passi verso l’industrializzazione, c’è, secondo me, un valore che è dato dal suo personale senso di appartenenza al cambiamento culturale di un popolo che non ha mai abbandonato di seguire passo per passo.
Così se da un lato tra le righe delle sue cronache leggiamo una forte critica a quei processi di trasformazione rivelatisi, nella loro scarsa lungimiranza, come non 'vincenti', dall’altro vi è comunque la presa d’atto di quanto abbiano alleviato la sofferenza sociale. Mi riferisco in particolare proprio all’industrializzazione, e dunque a ciò che di essa si può leggere tra le righe delle cronache raccolte nella parte intitolata Industria, natura e dintorni.
Rimarca Mameli, quanto di negativo in termini di danni ambientali e di produzioni sradicate dai contesti socio-economici-culturali dobbiamo all’industria sorta anche nel centro-Sardegna, ma – e in particolare proprio riferendosi a Ottana – mi sembra che fra le righe esalti l’importanza di un passaggio che fu estremamente innovativo perché l'industrializzazione, dall’individualismo tipico delle società pastorali, portò alla dimensione collettiva del lavoro anche nelle terre del'interno, innescando processi di confronto, di solidarietà e di crescita delle coscienze. Elementi fondamentali per lo sviluppo.
Esemplare, secondo me, una recente cronaca di Mameli a proposito del mancato accordo tra pastori e industriali sul prezzo del latte, dove scrive:  ... Messe in archivio le maratone fra sindacati produttori e Regione, il latte ha ritrovato la sua ancora di salvataggio lungo l’antica strada de “Su connottu” . Dicono i pastori: io ti porto il latte e tu quanto mi dai? 50, 55, 60? Trattiamo ed eccoti il latte. E se paghi subito affare fatto ... Ma nelle campagne sale il livello di scontento e di rabbia ... perché i pastori – senza i quali non ci sarebbero né pecore, né latte, né formaggi, né agnelli, né capretti – si sentono impotenti. E alla fine i più deboli restano loro che sono una delle ossature certe dell’economia sarda. Sono loro che evitano lo spopolamento delle campagne, che le vigilano. Ma sono isolati, un ovile qua, un altro là, e pagano il prezzo del loro individualismo nuragico …
In questo caso, ci fa capire il giornalista, intervistando tutte le parti in causa, il problema è l’organizzazione dell’offerta (i pastori non possono esser più soli e divisi fra loro), la promozione della qualità del latte, la dimensione delle imprese che non possono essere al di sotto di certi standard: è urgente realizzare che la concertazione fra produttori fa abbassare i costi, tenere standard medio-alti, presentarsi con maggior forza sul mercato, ecc.
Ecco, a me sembra si evinca anche dalle storie raccolte in Donne Sarde, che  l’organizzazione di forme collettive del lavoro offre in sé una griglia per l'interpretazione del cambiamento, e la sua assenza, al contrario, un segnale di sterile immobilismo. In questo senso Mameli sembra dare una valutazione positiva all’esperienza dell’industrializzazione nel Centro Sardegna.
Osservatore storico del territorio, descrive con dovizia di particolari anche i paesaggi, non tralasciando alcun nome di pianta o sfumatura di colore del cielo, ma soprattutto descrive paesi ricchi di storia e di vita. Come esempio leggo un brevissimo passo descrittivo di una piccola struttura culturale di un paese, perché attraverso di essa Mameli ci fa cogliere le sue trasformazioni, dandoci un ritratto di comunità.
Siamo a Santulussurgiu. L’occasione è data dalla presentazione del libro fotografico sul Montiferru a cavallo tra gli anni cinquanta e settanta di un sacerdote salesiano, Don Giuseppe Gotthard:
 ... Il “dopolavoro” è a metà del costone sotto Sa Rocca, fra i rioni di Santu Anne e Funtanedda. E’ un edificio rettangolare di recente restauro, tre gradinate a semicerchio per accedervi, archi con pietre a vista, soffitto di tavole e travi noce scuro, un ballattoio con ringhiera in ferro dove un tempo c’era la cabina per proiettare i film. Costruito alla fine dei seicento, usato prima come carcere per i cowboy ladri di cavalli del Montiferru, un secolo dopo sede del Monte Granatico, sotto il fascismo utilizzato come luogo di propaganda per il regime.
Ieri pomeriggio c’era una bella squadra di anziani, distribuiti in tre tavoli, tutti intenti a giocare a tressette ... Un summit di tutta l’anagrafe doc di Santulssurgiu, con ultrasettantenni che di nome fanno Micheli Mura, Nenaldu Ruju, Michelino Ardu, Mario Selis ... D’incanto il “dopolavoro” dei tressettisti diventa auditorium per conferenza. Succede come per le piazze dei paesi che all’improvviso, nei giorni delle gare poetiche dialettali, diventano anfiteatro sotto le stelle. Idem ieri, sabato culturale di un villaggio rurale. In un battibaleno via i mazzi di carte ed ecco i microfoni, i tavoli dei cartieri vengono allineati e diventano palchetto da presidenza, La sale si riempie, voci e sorrisi di fanciulli, l’aria è di festa...
Mameli è un giornalista che segue da sempre il lavoro culturale territoriale e ogni novità e questione legata al mondo della scuola (in questo libro ve ne sono diverse, in particolare riguardanti alcune scuole nuoresi), convinto di quanto lo sviluppo culturale incida direttamente su quello economico, perché creando aperture e confronto incide sugli atteggiamenti. E’ convinto che questi ultimi, gli atteggiamenti, influiscano in modo determinante sulla costruzione dei destini individuali e della collettività, perché agendo sul presente orientano il futuro. Per questo motivo credo abbia concentrato nella terza e ultima parte del libro una serie di piccoli reportage intitolandoli "Le protagoniste", da cui emerge un’idea di tradizione rappresentata dall’elaborazione che non tradisce la qualità delle sue essenze, recuperata e rielaborata, nei vari ambiti culturali e produttivi, in chiave moderna e spendibile nel mondo. E' la parte del libro più bella: quella dedicata al lavoro delle donne.
Maria Lai,  Legarsi alla montagna, Ulassai, 1981
Non è un caso che la maestra che Mameli indica come esempio luminoso è Maria Lai, l’artista sarda famosa nel mondo, che unisce le case di Ulassai con un nastro azzurro e le lega alla montagna, che costruisce libri di stoffa e parole di filo, che trasforma le sue parole in cose e che puntualmente ci incanta costruendo situazioni di buona comunicazione e di circolazione di idee ovunque è chiamata a intervenire. O che ci racconti della cagliaritana Michela Grimaldi, che anche lei 'legherebbe' con un nastro gli ovili, stavolta, per farne percorsi culturali e naturalistici per turisti intelligenti (non tutti lo sono!).
Forse per questo motivo l’autore ha voluto chiudere il suo libro raccontandoci dello straordinario atteggiamento della ventunenne Pina Paola Monni di fronte agli assassini del suo ragazzo, esaltando giustamente la portata della sua scelta di giustizia e di libertà vere, che sembrava impensabile in un paese come Orune. Mi piace la memoria per la storia locale (nella nobile accezione insegnataci dagli Annales), e in tal senso mi ha commosso il suo ricordo di Pina Càmpana, animatrice della compagnia teatrale “Antonio Pigliaru”, che negli anni Settanta portò in scena il no corale alla vendetta e alla faida con lo spettacolo In nome del padre, e che "amava il suo paese più di se stessa"…
C’è molto rispetto e grande empatia sociale in questo libro, e un forte invito a resistere nell’impegno.
Maria Lai,  Legarsi alla montagna, Ulassai, 1981
Grazie a Giacomo. E grazie per l'omaggio che l'autore ha voluto accordare in Donne Sarde anche alla sottoscritta e al suo lavoro.